Si les français continuent de consommer, la part du budget consacré au panier alimentaire a sérieusement diminué. En cinquante ans, une métamorphose s’est opérée. Que met le consommateur dans son caddie ? Où fait-il ses emplettes ? Son panier est-il identique à celui de ses ancêtres ? Focus.

Combien dépense t-il ?


Chaque mois, un français dépense en moyenne 295 € à son alimentation, soit un total de 3540 euros par an. S’il réside à Paris, son budget alimentaire sera plus conséquent. Une hausse des prix pour l’alimentaire de 30% en moyenne pour Paris étant constatée.

Des variations existent et s’expliquent facilement.

Deux critères de variation


Plusieurs facteurs expliquent les variations du panier : l’âge tout d’abord et les revenus ensuite.  On observe, en effet, que de 18 à 24 ans, le français consacre 291 € par mois à ses besoins alimentaires. Les personnes de plus de 34 ans ont elles un budget de 351 €. Le salaire mensuelle a également une incidence sur la part de ce budget. Si les personnes ayant des revenus de plus de 3500 € par mois y consacrent 558 € par mois, les personnes percevant le SMIC ou moins ne peuvent dépasser la somme de 213 €. Sans surprise, les familles ont tendance à avoir une part de budget plus importante pour la nourriture. En moyenne, 550 € sont nécessaires pour nourrir la famille.

Se pencher sur le panier alimentaire du consommateur, c’est aussi s’intéresser aux lieux choisis par le consommateur pour faire ses emplettes.

Où s’approvisionne le consommateur ?


La grande distribution a toujours le vent en poupe. Le concept « tout trouver dans un même lieu » est toujours percutant. Pour la personne en charge des courses, c’est avant tout une garantie : acheter tout ce dont il a besoin dans un lieu unique et ainsi ne pas perdre trop de temps. Les supermarchés et le discount sont eux aussi toujours plébiscités. L’organisation des enseignes du discount a favorisé la fidélisation de la clientèle. En effet, le consommateur sait qu’il  trouvera dans ce lieu des produits moins chers, fera ses courses de façon plus rapide et à proximité de son domicile ou du centre-ville le plus proche de chez lui. Seuls 5% de la population fréquente les marchés et une moyenne de 40% se rend dans des enseignes spécialisées pour acheter spécifiquement du bio.

Un autre fait mérite d’être étudié : la baisse du panier alimentaire.

Plus de moyens, pas plus d’achats


En 50 ans, la part du panier alimentaire a sérieusement diminué. Plusieurs constatations permettent de l’expliquer. Si les français ont plus de moyens, ils n’achètent pas plus de denrées alimentaires. Ils cherchent à combler leurs besoins et n’ont pas forcément les moyens de stocker le surplus. Enfin, le logement, les transports, la santé et les dépenses de consommation sont désormais des dépenses qui priment sur le remplissage des placards et du réfrigérateur.

Le consommateur actuel ne gère plus son budget comme ses ancêtres. Il n’a pas non plus les mêmes besoins.

Les budgets et les paniers des consommateurs en 2017 diffèrent de ceux d’antan. Pour exemple, les légumes surgelés ont la cote. Il y a cinquante ans, leur marché n’était pas en pleine explosion. Pratiques et moins coûteux que les produits frais, ces produits connaissent un véritable essor. L’imposition des marques distributeurs, véritables alternatives pour moins dépenser, est également à mettre en exergue.

« Le fait maison » a tout bon


Afin d’épargner leur porte-monnaie mais aussi soucieux de consommer des produits qualitatifs, les français freinent leurs sorties et privilégient le « fait-maison ». La crise explique aussi ce changement de comportement. Les personnes préfèrent manger chez eux par souci d’économie.

Un consommateur (re)devenu acteur


Le « Made in France » séduit. Il en est de même pour les produits fabriqués ou récoltés en local. Pour le consomm’acteur, acheter local est signe de qualité. C’est aussi rassurant : il devient un acteur de l’économie locale grâce à son geste d’achat. Le consomm’acteur privilégie la qualité à la quantité. Le consommateur veille aussi aux pratiques de la marque. Les spécificités des produits ne lui échappent pas. Il prend le temps de lire les étiquettes !

Parvenu à (re)donner du sens à son achat, le consommateur a pleinement le sentiment d’être un acteur et d’agir, via ses achats, pour l’économie.

« Le fait maison » a tout bon

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