O'tera

Avec quatre enseignes, toutes implantées dans la région des Hauts-de-France, O’tera a réussi son pari. Proposer aux consommateurs des produits frais issus de circuits-courts, vendus à un prix rémunérateur pour le producteur tout en influençant l’économie locale… Le concept a du sens et est rentable ! Du côté de la concurrence, plutôt sceptique aux prémices de cette aventure, on observe avec attention l’évolution d’O’tera. Sera-t-elle le nouveau géant commercial ?

2006. La première enseigne d’O’tera ouvre ses portes à Villeneuve d’Ascq. Les 1100m2 de produits frais et en libre service n’ont pas tardé à séduire le consommateur. Depuis, O’tera a ouvert trois nouveaux magasins à Aulnoy-lez-Valenciennes, à Avelin et enfin à Saint-André. Son succès perdure. Chaque année, l’enseigne affiche un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros environ.

Un concept pertinent

A quoi imputer le succès d’O’tera ? A la pertinence de son concept, tout d’abord. C’est incontestable. Il répond parfaitement aux attentes du consommateur et du producteur. En proposant des actions d’animation, O’tera favorise les relations entre le producteur et le consommateur. Deux pôles de la chaîne alimentaire qui, pour de multiples raisons, ne communiquaient plus…

Les autres facteurs de succès ?

D’autres facteurs explicitent le succès de cette enseigne. Tout d’abord, la simplicité des décors. Les allées sont larges, l’étiquetage est clair et parsemé d’indications destinées à gagner l’adhésion de l’acheteur. Avez-vous, en effet, déjà vu dans une enseigne commerciales où les demandes de la clientèle aboutissent ? Chez O’tera, ça l’est. Un point positif pour cette enseigne qui par ce geste démontre que le bien-être de sa clientèle prévaut. Le design simple contribue à gagner la confiance du consommateur, soucieux dans les locaux d’O’tera d’acheter ce dont il a besoin à un prix juste, sans enrichir à l’excès les grandes enseignes. Ces intermédiaires perçues comme étant trop gourmandes au détriment des producteurs.

Disponibilité et fraîcheur

Les créneaux horaires sont un autre facteur de réussite. Ouvert du lundi au dimanche, le consommateur dispose de larges plages horaires pour s’approvisionner en produits frais et locaux. La simple possibilité d’acheter des produits renouvelés fréquemment et chaque jour accroît le sentiment de fraîcheur. Est-il besoin de rappeler l’importance pour le capital santé de la consommation de produits frais ?

Un dernier critère mérite d’être mis en exergue. Il s’agit de la stratégie communicative développée. En effet, celle-ci met en avant des valeurs fortes pour le client comme le plaisir, la fierté, etc. Avant de postuler, l’enseigne avertit le candidat que « le bon sens » du candidat prévaut sur le reste, qu’il lui sera possible d’évoluer et que ses initiatives seront les bienvenues. Le top du top, n’est-ce pas ?

Un succès imitable ou inimitable ?

O’tera n’est pas la seule enseigne à surfer sur les critères de proximité et de circuits-courts. A Toulouse, le Groupe Invivo, premier groupe coopératif agricole français, axé autour de quatre pôles d’activités (agriculture, nutrition et santé animale, retail et vin) a ouvert, en 2014, une première enseigne commerciale au concept similaire qu’O’tera. D’une superficie de 600m2, l’enseigne Frais d’ici devrait à terme continuer comme O’tera de compter de nouvelles enseignes. A ce jour, elle en compte trois.

Le succès d’O’tera incombe au concept développé. Frais d’ici est la réponse directe de la concurrence. Une « concurrence » indirecte puisque chacune des enseignes évoluent sur des territoires différents. Un bon moyen pour les producteurs d’un territoire de démontrer leurs savoir-faire aux personnes vivant dans un même espace géographique…

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