Créé pour lutter contre l’exploitation des cueilleurs de café, le label Max Havelaar est le premier label de commerce équitable. C’est aussi une association de solidarité internationale qui permet à des producteurs et à des travailleurs de 74 pays de vivre de leur travail en étant rémunérés de façon juste et sans que la volatilité des prix ait une quelconque influence sur leurs revenus. L’association est cogérée par 19 associations qui représentent toutes le label dans les pays consommateurs. L’association est aussi connue sous l’appellation Fairtrade/Max Havelaar.

Qui est Max Havelaar ?

A l’origine, Max Havelaar n’est autre qu’un personnage de fiction qui est paru aux Pays-Bas, dans les années 1860. Son auteur Eduard Douwes Dekker y dénonce la condition d’un paysan javanais durant la colonisation des Indes néerlandaises.

Les débuts du commerce équitable

Né dans les années 1960, le commerce équitable a répondu à un besoin : aider les petits producteurs isolés face au marché mondial. Avec la libéralisation du marché, dans les années 1980, le commerce équitable apparaît primordial pour ceux qui nourrissent le monde mais souffrent de la faim. On estime alors que les 3/4 des personnes souffrant de faim sont agriculteurs. Les multitudes des facteurs influant sur les prix sont dès lors multiples. Les prix tirés vers le bas n’aident pas les petits producteurs qui, d’un autre côté, ne peuvent assurer une production de masse, condition sine qua non pour être en mesure fournir la grande distribution.

De solides garanties

Grâce au commerce équitable, la volatilité des prix n’influe plus sur la volatilité des prix. Aussi, les producteurs perçoivent-ils un prix minimum pour les produits proposés quel que soit l’état du marché. Une garantie, porteuse de sens, également pour les engagements des producteurs qui se sont investis dans une démarche où le maintien du respect d’une agricultrice biologique et respectueuse de l’environnement.

Des engagements réciproques

Les producteurs sont considérés comme étant des partenaires commerciaux égaux. Les produits proposés à la vente sont donc le fruit d’une alliance basée sur la confiance et la transparence. La traçabilité en est la meilleure représentation. Pour l’association, son rôle est d’assurer la promotion et le développement de cette consommation responsable.

Des enjeux clairement déterminés

Les enjeux de ce label et du commerce équitable sont clairement définis. Contraints d’être transparents dans leurs comptes, les producteurs sont, de surcroît, dans l’obligation d’investir leur prime de développement dans des projets d’infrastructure ou dans des projets de développement social. L’objectif du commerce équitable étant de produire des bénéfices afin de permettre à ces structures d’être suffisamment autonomes pour leur garantir de pouvoir exporter leurs produits. L’autre objectif étant de militer pour une autre mondialisation en mettant l’économie au service de l’humain.

Des effets positifs notables

Depuis son instauration, il y a vingt-cinq ans, les effets positifs n’ont cessé de croître. En offrant à ces petits producteurs la possibilité de faire vivre leur famille en les rémunérant de façon juste, des améliorations sociétales ont été observées. Les femmes ont notamment gagné en autonomie et en indépendance financière. Actives et actrices économiques, l’estime qu’elles ont d’elles-mêmes change. Elles prennent plus facilement part aux décisions et ont tendance à prendre en charge l’éducation de leurs enfants en les scolarisant. En devant des acteurs du développement économique de leur territoire, les producteurs ont une réelle incidence sur leur lieu de vie et leurs employés.

Les consommateurs séduits par cette démarche

Choisir d’acheter et de consommer des produits issus du commerce équitable, c’est avant tout un choix de vie. Il en est de même pour la consommation d’aliments bio. Le fait est que les clients des grandes enseignes apprécient cette démarche. Aussi, se sont-elles adaptées en créant les labels « Carrefour Agir solidaire », « Entre’aide » et « Auchan Mieux-Vivre équitable » et en proposant des gammes de produits comme le café, le chocolat, le riz, le sucre, etc.

Croissance du commerce équitable local

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