Consommation collaborative

Consommer autrement est devenu un adage pour de très nombreuses personnes. Quelles initiatives les aident dans leur démarche ? Connaissez-vous la consommation collaborative ? S’agit-il d’une nouvelle ou d’une ancienne pratique ?

La consommation collaborative n’est pas nouvelle puisqu’il s’agit d’un modèle économique où la propriété est la dominante majeure. L’usage d’un bien, d’un service ou d’un avantage est accru grâce à son prêt, à sa location ou à sa vente. Service d’hébergement, prêt ou location d’un individu à un autre sont autant d’exemples concret de consommation collaborative.

Retour à une ancienne pratique

En optant pour la consommation collaborative, les consommateurs usent d’une pratique qui n’est pas nouvelle. Elle était très tendance aux deux derniers siècles. Elle a peu à peu décliné avec l’accroissement de la tertiarisation, l’urbanisation sociétale et le développement des grandes surfaces commerciales.

Une pratique courante

Cette pratique s’est de nouveau réinscrite dans les mœurs. Devenue pratique courante, cette tendance n’en est plus une. Pourquoi s’est-elle insinuée dans nos pratiques ? Sans nul doute, la faute en incombe à la récente crise économique, à la méfiance éprouvée envers les acteurs politiques et au besoin de consommer des produits dotés d’une éthique irréprochable.

Influence des moyens de communication : un facteur du succès

La place dévolue à l’internet est un autre critère ayant favorisé le développement de la consommation collaborative. Les acteurs de la consommation collaborative peuvent très facilement, via des canaux où leurs cibles s’informent, faire connaître leurs services.

L’alimentaire : un secteur très touché par la consommation collaborative

Pour le secteur alimentaire, d’autres critères justifient le développement de cette pratique. A savoir, le souhait du consommateur de manger des produits qualitatifs, la perte de confiance suite au différentes scandales alimentaires et les inquiétudes environnementales grandissantes concernant les pratiques agricoles et leurs conséquences sur l’environnement. L’essor de l’agriculture biologique, le gaspillage, la crainte de ne pas pouvoir dans les futures années nourrir tous les habitants de la planète, le besoin de rapprocher le consommateur et le producteur sont les derniers facteurs pouvant expliquer ce retournement de situation.

Consommation collaborative alimentaire

L’alimentaire est un secteur où des exemples de collaborations alimentaires existent. Saviez-vous qu’il était possible de suivre des cours de cuisine collaborative ? Ou d’emprunter du matériel de jardinage afin de cultiver son potager ? Le fait est que la consommation collaborative séduit. S’approvisionner directement chez le producteur fait de vous un acteur de la consommation collaborative. Le saviez-vous simplement ?

Quelles contreparties ?

Cette forme de collaboration participative inclut une contrepartie monétaire. Lorsqu’il s’agit de dons, en cas de surplus alimentaire, par exemple, aucune contrepartie n’existe. Un autre cas de figure mérite d’être évoqué. Il s’agit des jardins collectifs où des personnes partagent un lopin de terre et les récoltes qui en découlent. Ou encore les particuliers qui proposent d’aider à l’entretien de leur potager et qui, en échange, partagent les fruits et légumes de leur jardin. Quelles sont les perspectives de cette consommation très tendance ?

Des perspectives déterminées

Des perspectives d’avenir se dessinent pour cette pratique. Pourquoi ? Le consommateur entend désormais promouvoir des modèles de consommation en adéquation avec ses attentes et respectueux de ses idéaux. Échanger ses légumes est aussi un excellent moyen de se démarquer. Le consommateur n’a rien contre cette idée…

Une pratique intéressante pour tous

Pour les producteurs, la consommation collaborative est une réelle opportunité. En effet, cette pratique leur permet de tisser un lien social avec leur clientèle, de démontrer leurs savoir-faire, de mettre en avant leur impact économique et de légitimer leurs pratiques de culture aux yeux du consommateur. D’autres acteurs économiques surfent sur cette tendance. La SNCF autorise, par exemple, la vente de fruits et légumes sur ses quais, une banque a elle fait le choix de faciliter la vente de produits agricoles en les hébergeant sur son serveur. C’est le cas du site www.directetbon.com. Ils ne sont pas les seuls à vouloir d’ailleurs « profiter » de la consommation collaborative…

Face à l’engouement de la consommation collaborative, les pouvoirs publics se sont eux aussi intéressés à ce secteur économique qui génèrent des profits et des bénéfices. Saviez-vous que les particuliers devront déclarer leurs revenus lorsqu’ils passent par des plateformes ?

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