Difficile de résister à sa pâtisserie préférée. Surtout, lorsqu’elle est en vente chez un excellent pâtissier juste en bas de chez soi. Si, en la dévorant, nous sommes heureux, peu après, vient le temps de la culpabilité. Pourquoi avons-nous craqué ? Comment gérer les craquages ? Que révèlent ces instants de faiblesse ? Nous sommes allés à la rencontre d’une diététicienne, Marine Bellart.

Après une dure journée, le besoin de réconfort se fait sentir. Il est même à la limite de l’oppression… Croquer sa pâtisserie préférée sans être affamé(e) nous réconforte. Encore une fois, nous avons craqué. Et ce, en dépit des bonnes résolutions prises…

Ne pas se priver des aliments aimés

Les craquages sont simplement dus à nos « émotions plutôt qu’à notre faim », précise Marine Bellart. Pour elle, aucun doute possible, pour éviter les « gros craquages. Mieux vaut éviter les régimes restrictifs ! » Supprimer toute une catégorie d’aliment qu’on aime est une erreur. Pour ne plus craquer, suffirait-il alors de consommer raisonnablement les aliments dont on raffole ? Le plaisir de manger devrait dicter nos actions souligne cette professionnelle qui promeut l’idée que ne pas terminer son assiette n’est pas grave. « Si on n’a plus faim, on arrête de manger. Tant pis s’il en reste dans l’assiette. Si on est allergique au gaspillage, on met dans un contenant adapté et on conserve au frais. Plus tard, il sera toujours possible de terminer le plat. »

Manger sainement et ce qu’on aime…

Avoir une alimentation équilibrée où nos aliments préférés seraient présents serait à privilégier et nous éviterait donc des craquages. « Si on a envie de manger des frites une fois de temps en temps, pas de souci. Une pâtisserie ne nous fera pas prendre trois kilos. L’accumulation le pourra elle. Si on s’autorise régulièrement des petits plaisirs, ils seront bien moins présents dans notre tête que si on se les interdit. » La solution serait donc aussi simple : savoir se faire plaisir de temps à autre sans répéter trop souvent ces « entorses » alimentaires. Pour cette professionnelle, pas de doute « plus on s’interdit quelque chose, plus elle nous obsédera. »

La culpabilité : un autre ennemi ?

Non, vous n’êtes pas le ou la seul(e) à craquer. La culpabilité qui vous envahit ? Toute personne fautive la ressent… Une fois la « faute » commise, éviter de manger davantage en vue du régime à suivre la semaine suivante serait d’une grande aide… En bref, si vous avez mangé quatre cookies, par exemple, essayez de ne pas finir le paquet pourrait être une bonne idée… Voire salutaire. « Si on a faim à un moment qui n’est pas à l’heure d’un repas, ça peut-être de la soif. Donc on boit un verre d’eau, un thé ou un café. Si on sent que c’est parce qu’on s’ennuie, on trouve quelque chose à faire pour se changer les idées. »

Une petite collation : pourquoi ?

Une petite collation est enfin envisageable s’il s’agit vraiment de faim. Une journée particulièrement chargée ou incluant une séance sportive peut vous amener à avoir faim. Privilégiez alors un fruit ou des fruits secs qui vous aideront à retrouver votre pêche qui, suite à votre dépense d’énergie, a diminué.

Au quotidien, veiller…

Pour garder votre motivation sur le long terme, bien s’hydrater et veiller à prévoir des collations en cas de grosses journées. Ne pas craquer, c’est anticiper au quotidien en fonction du planning de sa journée : séance de sport, réunions, événements imprévus, etc.

Un livre à découvrir ?

La gourmandise ne fait pas grossir d’Ariane Grumbach diététicienne.

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